top banner

Niché entre deux

Le 30-07-2008 à 13:49

Tag sur un banc

7h30 du matin, un dimanche. Couché depuis une heure, je contemple à ma gauche la pièce calme, le bureau, le parquet, la lueur derrière le store, le vide; je regarde plutôt que contemple, je regarde affolé même, rien ne va, la dame Angoisse est revenue, mais je m'acharne à vouloir dormir plutôt que de me lever. Je regarde à ma droite le garçon qui partage ma nuit, son dos lisse; je ne veux pas le réveiller, je ne veux pas faire de bruit, j'aimerais dormir comme lui, contre lui.

Au milieu de l'été je suis bien étendu entre le passé qui me rattrape et ses démons qui ne me lâchent pas, et le futur, dont cette peau mate n'est pas l'incarnation mais le symbole, celui d'une petite victoire de l'ego, celui d'avoir, un soir au moins, été choisi.

Je passerai la journée à ne rien faire, au soleil, je saoulerai le mal de crâne dans la lumière, je tuerai l'angoisse dans la nuit prochaine, puisque celle-ci s'y refuse. Je jette un dernier regard sur ses épaules, et je ferme les yeux en plongeant, résigné, vers les cauchemars qui m'attendent dans la pénombre.

  • De : mél le 30-07-2008 à 15:20
  • Rien à commenter à part que je t'envoie des bisous. Bonnes vacances
  • De : Jonathan D. le 31-07-2008 à 00:05
  • "celui d'avoir, un soir au moins, été choisi": le "au moins" était indispensable, j'en suis certain. Repose-toi bien.
  • De : matorif le 02-08-2008 à 13:41
  • "un soir au moins"... on croit rêver ;-)
Ton nom
Ton adresse email(ne sera pas publiée)
Ton site web

http://henrisson.net/ - henri (at) henrisson.net