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Faites le vous-même

Le 13-08-2007 à 20:28

interdiction de s'agiter

Après quelques heures perdues à lire mes archives (ce qui est un travail tout à fait égocentrique, j'en conviens vonlontiers), une conclusion s'impose naturellement à moi : j'ai bel et bien écrit 100 fois la même chose.

Bien-sûr, c'est le quotidien de bien des blogs, mais tout de même, ça fait un peu mal, là bas tout au fond à droite, dans la case "orgueil". Alors pour la peine, vous allez le faire vous même, ce billet, sur ma soirée d'hier.

[Insérez ici un paragraphe sur le moi d'Aout] [une remarque sur Paris, vide mais beau] [les deux semaines où je vais pouvoir flâner, partir un peu, et me reposer]

[Une phrase d'introduction sur le besoin de sortir], [les amis], [la soirée, sans mentionner "Le Queen", ce soir c'est périphrase]. [A l'aide des mots 'résonner','frapper','basses' et 'lumières' vous exprimerez l'abandon de soi aux rythmes electroniques jusqu'à une heure avancée, malgré une bonne bronchite]. [Attachez ici les visages, le yeux qui se croisent, les corps qui se frôlent, dont peut-être un ou deux plus particulièrement]. [Ajoutez une conclusion en queue de poisson, et repartez en traversant Paris à vélo].

[Trouvez un conclusion, sujet libre.]

  • De : Arthur le 13-08-2007 à 22:45
  • N'empêche, qu'est-ce que vous êtes prolixe en ce moment mon cher !
  • De : Bartistocrate le 14-08-2007 à 10:04
  • Enfin une percée astrale au travers de nuages parisiens trop présents, à mon goût, pour un mois d'été. Un souffle vaguement chaud qui s'étend sur Paris, une lumière vaguement opaline sur une ville qu'on essore comme une éponge, trempée par les corps vaguement battus par le désert des boulevards haussmaniens. Mon baromètre annonce des rencontres précipitées, vaguement belles et sensuelles. Et cette boule de cristal au travers de laquelle je vois les prochains jours vacant(ier)s, vaguement synonymes de langueur et d'indolence. Devant ces perspectives archi-tec(s)turales et à-venir, le réveil d'une conscience enfouie : celle qui guide mon corps vers des lieux où tambourinent quelques complices de cet été sans torpeur. Un besoin vaguement physique d'aller lire le corps d'un autre. Direction le dernier des recoins "in", ce soir c'est moi la reine. Pas de roi à l'horizon de la boule de cristal, mais sait-on jamais : rien n'est tout à fait transparent, plutôt vaguement opaque. D'ailleurs, son visage est resté dans l'obscurité. J'ai vaguement senti qu'il avait des lèvres charnues, les mains tracées par les veines et trois poils noirs sur chaque doigt. Alors que résonnaient mes tympans au rythme des percussions et des basses ; alors que les lumières chamarrées tournoyaient sur la piste, évitant soigneusement son corps à lui ; alors que le courant de vibrions qui déferlait de mes oreilles à ma gorge était suffisament mince pour m'enfermer dans ma danse sans m'isoler complètement, j'ai aimé plonger dans cette nébuleuse mâle, sentir sa main flagorner sur mon cou et mon torse, caresser ses yeux, sommet visible de l'iceberg charbonneux, avec les miens, et offrir mes jambes contre les siennes. Un pas de deux, vaguement sexuel, clairement vénéneux. Une goutte de mojito pour assaisoner et adoucir, croquer dans la glace pour en faire déferler les particules moites entre sa bouche et ses bras. Comprendre qu'il n'y a plus de cocktail dans le verre. L'embrasser pour aller en chercher un autre. Non pas pour que ce soit lui qui aille le chercher, mais plutôt pour lui dire de rester. Attendre le mojito au bar. Regarder la foule. Voir vaciller les rayons teintés sur les masses mouvantes. Et, soudain, le voir. Une étincelle bleue qui s'éclate sur son visage. Le regarder me sourire. Ne pas lui rendre ce sourire. Laisser le billet froissé sans emporter la boisson, se mouvoir jusqu'au vestiaire, sortir. Laisser les autres. Prendre une petite reine pour le roi que je suis devenu, et laisser le bruit des manivelles battre le tempo sur le macadam. Ne pas sentir l'air de la rosée parfumer Paris. Garder tout ça pour moi. Et demander aux autres d'inventer une histoire, pour que celle-ci ne voit jamais le jour des mots.
  • De : Arthur le 16-08-2007 à 12:12
  • Et bien... Non seulement tu te plies au jeu, mais en plus tu le fais bien o_O Je suis soufflé, je ne trouve pas mes mots. Chapeau !
  • De : Chondre le 17-08-2007 à 16:07
  • Pipi culotte :))
  • De : matorif le 09-09-2007 à 05:42
  • Combien de chansons d'amour ont été composées ? combien de toiles de nature morte (j'ai jamais compris l'intérêt de dessiner une pomme soit dit en passant mais c'est un autre débat ;-) ) on été peintes ? pourtant, parmi celles-ci, certaines sont reconnues unanimement comme des chefs-d'oeuvres. D'autres le seront pour moi uniquement alors que tu considéreras qu'elles sont sans intérêt. Tu peux parler dix ou cent fois des mêmes choses. Ce qui importe, c'est le regard unique que tu leur apportes...
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