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Secousses

Le 18-06-2007 à 17:30

un chat

Taxi, aéroport, décollage, drole de samedi soir. Alors que tout le monde est encore bien eveillé, je sombre; cette partie ne m'intéresse pas. Ce que j'aime c'est quand tout le monde dort; du fond de la cabine, on voit alors une centaine de petits écrans qui brillent, et quelques résistants qui comme moi préfèrent veiller pendant le silence qui suit la trace des derniers charriots.

Question d'habitude aussi. Entre amis, les week-ends à la campagne, je suis toujours le premier levé, j'aime descendre dans la maison endormie et y faire le café, le calme qui précède la journée. L'idée qu'elle puisse commencer sans moi m'est insupportable, les amis se transforment en monstrent et la maison en piège dans des songes qui me réveillent tôt.

Sous nous - espionnés sur nos écrans miniatures par la caméra de l'appareil - défilent des montagnes et des mers, et défilent en vrac mes souvenirs des dernières semaines - passées bien vite. Des espoir, des inquiétudes, l'escapade puis le vide, les questions bien-sûr, le boulot et la fin d'une époque , le début d'une autre bientôt, dans quelques semaines. Soirées dans le bruit, dans la musique, dans le calme parfois, les amis, les nouvelles, les potins aussi, l'équilibre subtil entre la portée de certains mots et la douce superficialité refuge, reflexe et protectrice, qui finalement nous éloigne et nous vide de notre identité.

À l'instant même où j'arrive à ces réflexion "Mesdames, Messieurs, nous allons traverser une zone de turbulence, merci de bien vouloir attacher vos ceinture et rester assis jusqu'à l'extinction de la consigne lumineuse" ça ne s'invente pas, me voila prévenu. Mais ce qui compte vraiment finalement, c'est d'avancer, et là ça avance, c'est sûr. Faut bien secouer, sinon la pulpe, elle reste en bas !

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